Les objets précieux de la Mélanésie en images

À la fois objet de convoitises et de fascination, le bénitier fossile appartient à ces matières nobles et rares que l’on trouve en Mélanésie.

Autrefois, il servait à la fabrication de diverses choses. Des monnaies, des parures, des plaques barava, des plaquettes funéraires ou bien des hameçons.

Et celui qui arborait un de ces objets avait une intention bien précise en le portant : afficher sa force, sa puissance, son rang. Cette matière était déjà rare à l’époque, donc chère, et ce n’est pas n’importe qui pouvait avoir le privilège de l’exhiber.

À cela s’ajoute le fait que dans la culture mélanésienne, ces objets avaient parfois un caractère sacré et divin, et pouvaient, dit-on, procurer bien des pouvoirs.

Toutes ces histoires et cette mythologie qui accompagnent le bénitier fossile, Éric Lancrenon et Didier Zanette ont décidé de les raconter. Sur près de 300 pages, ils ont réalisé le projet fou de reproduire en images ces nombreuses œuvres nées des tridacna, ces coquilles fossilisées, tout en dévoilant le passé fascinant des mers du Sud.

L’ouvrage, superbement réalisé, est un voyage passionnant au cœur des terres et des traditions mélanésiennes.

Un livre à l’image de ces objets : précieux.

Tridacna gigas, Objets de prestige en Mélanésie, de la période Lapita aux chasseurs de têtes, et jusqu’à nos jours, de Éric Lancrenon et Didier Zanette, Éditions Au vent des îles, 280 pages, 37,90 euros

© lesbeauxlivres.com

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