Indridason, le machiavélique

Le Facteur sonne toujours deux fois version islandaise ?

Oui, c’est ainsi qu’on pourrait présenter en guise d’introduction Bettý, le nouveau polar (écrit en 2003) de l’auteur de La Cité des Jarres. Une femme fatale manipulatrice, un mari tué, un personnage innocent sous les barreaux…

Oui, mais… même si Arnaldur Indridason s’est inspiré ici du grand classique de James M. Cain (qu’il cite d’ailleurs dans l’exergue de son livre) pour bâtir son intrigue, il s’en détache progressivement pour surprendre littéralement dès la moitié du roman. Le lecteur croit tout deviner mais ne devine finalement rien.

Indridason a l’art de dissimuler les pièges à loup, de lancer en permanence des fausses pistes. Il sait bluffer. Et cela va de pair avec son récit. Un récit moderne, dans lequel se mêle une habile mise en scène à une narration parfaitement maîtrisée (flash-back, chapitres courts…).

Mais surtout, Indridason a l’art du roman noir. Terriblement noir. Au point de nous pousser à prier pour que ce qui arrive au personnage principal… ne nous arrive jamais…

TITRE : Bettý

AUTEUR : Arnaldur Indridason

TRADUCTEUR : Patrick Guelpa

EDITEUR : Métailié

DATE DE PARUTION : 27/10/2011

PRIX : 18 euros

NOMBRE DE PAGES : 208

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